vendredi 30 juillet 2010

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Tuamotu

Géographie
•  L’archipel s’étend d’Ouest en Est au centre de la Polynésie française avec 76 îles et atolls dont Rangiroa.

Démographie
•  15 973 en 2002

Infrastructures
•  Plus de 30 aérodromes
•  12 équipements portuaires
•  1 collège (Rangiroa)
•  3 centres d’enseignement professionnel

Activités dominantes
•  Perliculture
•  Tourisme

Activité en voie de développement
•  Pêche lagonaire

Histoire des Tuamotu

La découverte de «l’Archipel dangereux» par les Européens s’étale sur deux siècles et demi. De Quiros en 1606 à Fitz Roy en 1835, aucun navigateur ne s’est attardé au milieu de ces îles sans grand intérêt économique. La fin du XVIIIe siècle est marqué par les guerres qui opposent les membres de plusieurs atolls des Tuamotu aux habitants de Anaa et Fakarava, animés d’une forte volonté expansionniste.
L’influence des Pomare sur les Tuamotu permet aux missionnaires protestants d’évangéliser les populations. L’établissement du protectorat français en 1842 ouvre la voie aux mormons et prêtres catholiques. Le XIXe siècle est marqué par le développement économique de l’archipel et plus particulièrement des îles de l’Ouest et du Nord.

La nacre est exploitée dès 1820 puis le coprah en 1880. Les atolls se couvrent de cocotiers et les goélettes assurent les liaisons de cabotage entre les îles. De 1911 à 1965, le gisement de phosphates de Makatea fait l’objet d’une exploitation intensive.

Panorama économique

La production de coprah, prédominante dans l’ensemble de l’archipel, a été partiellement abandonnée dans les atolls de l’ouest (Rangiroa, Arutua, Fakarava...), au profit de la perliculture et du tourisme. Toutefois, on observe depuis la baisse des cours de la perliculture en 1995 un retour des populations à l’exploitation des cocoteraies. Les quantités de coprah produites par l’archipel sont d’environ 5 000 tonnes par an, soit 50 % de la récolte polynésienne.
La perliculture, qui a connu un développement considérable ces dix dernières années, est devenue la principale activité dans les atolls de l’ouest et du centre de l’archipel. Elle contribue ainsi au maintien de la population et même à un afflux relatif.
La pêche lagonaire connaît un essor rapide. Avec l’augmentation de la flottille de pêche, grâce aux subventions accordées par le Fonds d’entraide aux îles (FEI), les expéditions de poissons vers Tahiti sont passées de 437 à 631 tonnes en 1997.

Le tourisme reste un secteur attractif notamment dans la partie Nord-Ouest de l’archipel. La richesse des sites de plongée sous-marine fait de l’archipel un pôle touristique incontournable pour les amateurs. L’essentiel de l’hébergement est assuré par les 4 hôtels classés de Rangiroa et Manihi (100 unités au total) et par les pensions de famille (34 établissements représentant 170 unités). Le démantèlement du CEP de Morurua, achevé mi-1998, devrait être favorable à l’île de Hao qui s’affirme comme le centre administratif des Tuamotu-est.

Transports et communication

On dénombre plus de 30 aérodromes.
La plupart des atolls des Tuamotu de l’ouest sont desservis 2 fois par semaine par la compagnie Air Tahiti.
Les vols sont plus fréquents sur Manihi et Rangiroa (relié jusqu’à 5 fois par jour à Tahiti en fin de semaine). Sur les 53 îles habitées de l’archipel, seules 12 sont équipées d’un port pouvant accueillir des caboteurs. Sur les autres atolls, les débarquements s’effectuent par chaloupes, soit à quai, soit directement sur la plage.

Education

Toutes les îles sont pourvues d’une école primaire. Afin de freiner les départs des familles, un collège a été ouvert pour le secondaire à Rangiroa en 1992 et la construction d’un collège est en cours à Hao. L’enseignement professionnel est dispensé par 1 établissement privé situé à Makemo. Enfin, la création d’un détachement du service militaire adapté (SMA) à Hao, dispensant des formations aux métiers du bâtiment et de la mer, doit contribuer à l’insertion des jeunes dans l’archipel.

Bibliographie :
- Rapport annuels de l’IEOM.
- Tuamotu. HISTOIRE, GÉOGRAPHIE - Avec l’association des historiens et géographes de Polynésie française - Editions du CTRDP (http://www.ctrdp.pf).