lundi 08 février 2010

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Les requins
Plongée sous marine

Couronnée de récifs et de lagons, la Polynésie est le berceau d’une faune aquatique exceptionnelle. Les 115 îles polynésiennes constituent un vaste domaine d’exploration où débutants et plongeurs confirmés trouveront matière à réver.

Les conditions de plongée

La température moyenne de l’océan est de 26 ºC en saison fraîche et de 29 ºC en saison chaude. A un demi degré près, il n’y a pas de variation entre la surface et les 100 premiers mètres ! Inutile donc de s’encombrer d’une épaisse combinaison à cagoule. En dehors de la saison des pluies, la visibilité est de l’ordre de 30 mètres, parfois même plus. Le marnage, très faible, n’engendre pas de fort courant si ce n’est dans les passes.

La faune (lien)

Les récifs et lagons polynésiens forment des écosystèmes originaux dans lesquels des milliers d’espèces ont trouvé des conditions idéales de développement. Une connaissance élémentaire de ces biotopes permet de profiter au mieux des incursions sous-marines.

Le lagon (lien)

Dans les îles hautes comme dans les atolls, la pente sablonneuse du lagon s’incline doucement vers son centre pour atteindre une profondeur moyenne de 30 mètres. Dispersés sur le fond, les pinacles coralliens sont le point de ralliement d’une multitude de poissons. Ils ne s’éloignent jamais à plus de quelques mètres de leur refuge.

La pente océanique du récif

Qu’il s’agisse d’une île haute ou basse, la pente océanique du récif reste la partie la plus vivante de la construction corallienne et son exposition au vent dominant ajoute au bien-être de sa population. On y trouve une grande variété de coraux parmi lesquels se réfugient là encore une foule de poissons colorés et de crustacés. Le « bleu « est fréquenté par les thons, les napoléons, les imposants nasons à cornes et les maîtres incontestés que sont les requins gris.

Les passes

Ces chenaux, qui relient l’océan et le lagon, sont incontestablement les plus riches de ces trois écosystèmes. Le décor, il faut le préciser, est souvent peu attractif car les forts courants, qui s’y engouffrent au rythme des marées, empêchent les larves coralliennes de se fixer. En revanche, c’est un lieu de transit très fréquenté - notamment aux Tuamotu - où la densité de poissons est stupéfiante. On y retrouve la majeure partie des espèces. Par courant sortant, les raies manta, comme un bon nombre d’autres espèces, viennent se nourrir de matières nutritives en provenance du lagon. C’est le territoire de chasse privilégié des grands prédateurs comme les requins et les barracudas. L’exploration des passes d’atolls est sans conteste le nec plus ultra de la plongée en Polynésie.

 

Les requins (lien)

Doit-on craindre la présence de requins ? C’est la question que tous se posent en arrivant sur le Territoire. En Polynésie, les requins n’ont pas le caractère agressif qu’ils ont parfois dans d’autres régions du monde. De ce fait, les plongeurs pourront sans risque les observer et les photographier à loisir. Les accidents qui leur incombent sont très exceptionnels, toujours liés à la chasse sous-marine et non à la simple exploration.

 

Où plonger ?

Six îles sont dotées des infrastructures nécessaires pour pratiquer la plongée sous-marine dans des conditions de confort et de sécurité maximale. Ces centres sont ouverts toute l’année. Les sorties en mer sont quotidiennes. Ils assurent la formation, l’équipement et l’encadrement des plongeurs.
Les brevets F.F.E.S.S.M., C.M.A.S., P.A.D.I.*, sont reconnus et délivrés en Polynésie française.

La formation en plongée sous marine

La Polynésie française s’est aujourd’hui dotée de nombreux centres de formations et de différentes écoles, dans lesquels tout novice pourra acquérir de solides bases d’apprentissage et de perfectionnement pour plonger en toute sécurité.
La FFESSM (Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins) est le principal organisme délivrant des plongées en France et dans les DOM-TOM. Ces brevets donnent droit à une équivalence internationale (CMAS) permettant de plonger dans le monde entier.

Étape n° 1 : le Baptême de plongée
Si vous n’avez jamais « respiré » sous l’eau, il vous sera proposé de faire un baptême de plongée avant de commencer toute formation. En une séance qui se déroule le plus souvent dans le lagon, à moins de 5 m et guidé par un moniteur, vous découvrirez la plongée sous-marine.

Les différents niveaux
Après le baptême, les plongeurs peuvent passer le Niveau 1, ce qui donne le droit de plonger jusqu’à 20 mètres en étant encadré par un plongeur Niveau 4 ou par un moniteur. Un plongeur Niveau 1 acquiert en quelques plongées les techniques de base pour évoluer avec aisance dans l’eau et être un excellent coéquipier.
Le plongeur Niveau 2 peut avec ce diplôme évoluer sans moniteur jusqu’à 20 mètres et accéder à la profondeur de 40 mètres avec un moniteur. Le Niveau 2 représente une étape importante dans la formation du plongeur. Soit il choisit de passer le Niveau 3 pour être autonome dans la zone des 40 mètres, soit il suit une formation pour passer le Niveau 4 afin d’encadrer en milieu naturel et de se préparer le cas échant au monitorat. Un Niveau 2 a aussi le droit de passer son brevet de plongeur initiateur, ce qui lui permettra d’encadrer certains cours pratiques et théoriques de plongée et de faire des baptêmes.
Le CFPS (Certificat de Formation de Plongeur Secouriste) est obligatoire pour la délivrance du diplôme Niveau 3.
Ceux qui souhaitent s’orienter vers le monitorat devront passer les diplômes MF1 et MF2 (Moniteur Fédéral 1 et Monitorat Fédéral 2) ou les Brevets d’Etat de Plongée sous-marine 1 et 2 (BEES 1 et BEES2). Le niveau suprême est Instructeur National.

Les conditions de candidature
Pour passer les diplômes de plongée, la FFESSM exige que les élèves soient licenciés, qu’ils présentent un certificat de non-contre-indication à la pratique de la plongée subaquatique et il faut être âgé d’au moins 14 ans au moins pour le Niveau 1 (autorisation du responsable légal pour les moins de 18 ans), d’au moins 16 ans pour le Niveau 2 et d’au moins 18 ans pour les autres niveaux.

Les formations PADI
Première organisation de plongée au monde, PADI délivre 70 % des diplômes de plongée sur les 5 continents et ce dans 174 pays.
Après avoir effectué un baptême de plongée sous-marine, il est possible de passer le diplôme Open Water Diver de PADI dans un centre de plongée agréé PADI. Durant cette formation, le plongeur va acquérir les techniques de base pour évoluer dans l’eau avec plaisir et en toute sécurité. Le plongeur certifié Open Water a le droit de plonger sans moniteur, avec un binôme, jusqu’à 18 mètres de profondeur, et avec un moniteur, jusqu’à 30 mètres.
Pour avoir plus d’autonomie et découvrir certains loisirs sous-marins, comme la photo, les plongeurs Open Water, ainsi que les plongeurs Niveau 2 de la FFESSM, peuvent passer la formation Advanced de PADI. Avec ce diplôme, les plongeurs pourront évoluer en autonomie jusqu’à 30 mètres de profondeur.
La formation de Rescue Diver de PADI permet aux plongeurs de connaître les techniques de sauvetage. Le Rescue n’est délivré qu’après obtention par les candidats du Medic First Aid, du CFPS ou équivalent, daté de moins de trois ans.
Le plongeur qui s’oriente vers le monitorat PADI devra passer avec succès le Divemaster, une formation qui permet un premier apprentissage du métier d’instructeur de plongée. Durant la formation, le futur Divemaster encadre une palanquée (groupe de plongeurs) et assiste un instructeur pendant ses cours. Un minimum de 60 plongées est requis pour la délivrance du diplôme.

Avant de devenir Open Water Scuba Instructor, les candidats Divemaster devront suivre deux cours : l’IDC (Instructor Diving Course) et l’IE (Instructor Examination). Le premier est axé sur le développement des compétences pédagogiques du candidat, tandis que le second vise à évaluer les connaissances théoriques, les facilités pédagogiques et l’aisance aquatique des futurs diplômés.

Les Centres de plongée

•  Archipel de la Société : 7 centres de plongée sur Tahiti ; 5 sur Moorea ; 2 sur Huahine ;1 sur Raiatea ; 2 sur Tahaa ; 4 sur Bora Bora
•  Archipel des Tuamotu : 4 centres de plongée sur Rangiroa ; 3 sur Fakarava ; 2 sur Tikehau ; 1 sur Manihi ; 1 sur Makemo
•  Archipel des Australes : 1 centre de plongée Rurutu ; 1 sur Tubuai
•  Archipel des Marquises : 1 centre de plongée Nuku Hiva

Pour en savoir plus sur les séjours de Plongée en Polynésie :
www.polynesia-diving.com
www.tahitiguide.com
www.airtahiti.aero