vendredi 30 juillet 2010

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LES JEUX

Autrefois, les polynésiens pratiquaient plusieurs jeux et sports parmi lesquels le javelot et la lutte étaient les plus importants. Ils pratiquaient également le tir à l'arc, le lancé de la fronde, le lever de pierre, la course à pied, …, tout cela était amusement.

Le heiva , qui désignait le divertissement (la danse, le chant, la musique, etc) permettait de rassembler le plus grand nombre d'amusements. Aujourd'hui, le heiva est un moyen de se remémorer et de faire revivre une partie des amusements de l'ancienne Polynésie.

LE JAVELOT

Le lancer du javelot était connu dans tout le Pacifique, mais de nos jours les règles ont évolué. D’après les anciens récits, ce serait les dieux qui auraient inventé ce sport qu’ils considéraient plus comme un jeu qu’autre chose. Aux temps anciens, ce sport se déroulait sur les marae (site religieux).

L'objectif était de lancer le javelot le plus loin possible. Le javelot était fait d'un bambou de 1,50 mètre environ avec des fibres tressées sur un léger poids en tête de l'engin. La technique de propulsion consistait à tenir le javelot dans une main, l'index appuyé sur la partie arrière, l'autre main servant à le guider. Les atouts pour être un bon lanceur était l'adresse, la souplesse, la puissance et l'équilibre. Cependant, à l'arrivée des missionnaires, la pratique de cet amusement disparaîtra au fur et à mesure. Actuellement, la pratique du lancer de javelot d'autrefois, n'a rien à voir avec celui que l'on connaît de nos jours. En effet, l'objectif est de piquer le javelot, de 2,50 mètres de long, sur une noix de coco surélevé à 7,50 mètres de haut. L'engin est coupé dans une belle tige de purau (hibiscus de Chine), dont on enlève l'écorce, et l'on fixe une pointe de fara (bois dur) à l'extrémité. La technique du lancer est cependant restée la même qu'auparavant.

LA LUTTE

 

La lutte était le sport le plus répandu dans la Polynésie d'autrefois, mais elle comportait un certain nombre de règles. Le but du jeu était de plaquer son adversaire par terre et de faire toucher son épaule au sol. Avant tous combat, les lutteurs allaient au marae pour vénérer leurs dieux. Pendant ce temps, sur l'enceinte du combat (plage avoisinante ou terrain recouvert d'herbe), des danses avaient lieu en attendant les combattants couvert de monoi et habillés d'un maro (pagne).

 

LA BOXE

Ce sport n'était pratiqué que par la basse classe sociale de la population. Pour se livrer à la boxe, il fallait d'abord lancer un défi à un adversaire de la même corpulence. Les combats se faisaient à mains nues et sans aucune protection. Les combattants essayaient de toucher l'autre au visage. Le premier qui tombait à terre ou faisait signe de vouloir s'enfuir était déclaré perdant. À la fin du combat, chant et danse étaient à l'honneur et les adversaires se félicitaient sans aucune animosité.

 

LE TIR A L'ARC

Ce sport était considéré comme le jeu par excellence. Le matériel et les vêtements destinés à sa pratique étaient conservés sur le marae sous la surveillance d'un personnel autorisé. Avant toute compétition, les concurrents se réunissaient sur le marae pour divers rites sacrés. Ensuite, ils enfilaient leurs habits appropriés et se rendaient sur la plate-forme (paepae) destinées à cette pratique. L'objectif de ce jeu était de tirer le plus loin possible, les flèches pouvaient atteindre facilement les 300 mètres.

Les flèches utilisées pour ce sport étaient taillées dans du bambou lisse et souvent décorées de motifs peints alors que les pointes étaient en aito (bois de fer). Quant à l'arc, il était fabriqué dans une branche de purau (hibiscus de chine) d'environ 1,50 mètre et la corde tressées dans du romaha (chanvre). Et le carquois, était découpé dans un entre-nœud de bambou épais, sculpté et orné de cheveux tressés ou de plumes. Une fine cordelette permettait à l'archer de le porter sur l'épaule.

 

LES FRONDES

La fronde est une arme de jet, très précise utilisée par les anciens polynésiens lorsqu'ils partaient à la guerre. La plupart des jeunes gens s'entraînaient quotidiennement aux techniques de la fronde. Elle est fabriquée en fibre de coco et comportait une partie centrale plus ample réservée à recevoir le caillou. Les frondes étaient de tailles différentes suivant la distance et la précision que l'on voulait opter. Les polynésiens faisaient tourner deux ou trois fois au-dessus de leur tête avant de le projeter. Ils sont imbattables à ce sport d'adresse mais la pratique de ce sport à disparue aujourd'hui.

 

LE LEVER DE PIERRE

Ce sport est une épreuve physique qui vient plus précisément des îles Australes. Il s'agit d'une ancienne tradition qui, aujourd'hui, est l'une des coutumes les plus prisées des fêtes du heiva . Le lever de pierre est un concours qui attire du monde. Mise à part la force physique il faut également une forte connaissance de la discipline et d'une technique basée sur la rapidité d'exécution et la synchronisation parfaite des deux mouvements : la saisie de la pierre pour la soulever du sol puis la mise en place sur l'épaule. Il y a trois catégories distinctes : lourd (pierre de 144 kg), moyen (pierre de 122 kg) et léger (pierre de 110 kg). Chaque concurrent bénéficie de deux essai dont un comme échauffement et l'autre noté par le jury. Cependant, pour ne pas gâcher leur force, une grande majorité de candidats préfère passer l'essai d ‘échauffement. Le jury note la rapidité du geste. Bien entendu, la pierre devra être stabilisé sur l'épaule pour valider l'essai.

 

LA COURSE DU PORTEUR DE FRUITS

Ce sport consiste à parcourir une distance déterminée, de 2 km environ, avec une charge pesant environ 50 kg. La charge est un bois avec des fruits attachés à ses deux extrémités. Les participants portent un pareu et s'enduisent de monoi pour le respect des traditions. La charge est pesée avant le départ et repassera à la pesée après la course. Le jury est très strict à ce niveau : il tolère une perte de 10% environ du poids initial.

 

De nombreux autres sports étaient pratiqués par les polynésiens comme l'apai ( proche du hockey), le tuira'a popo (un ancêtre du football). Ils jouaient également au cerf-volant, aux échasses et s'adonnaient à la danse, au chant et à la musique.

 

 

 

Liens  : danse traditionnelle, instruments de musique, heiva et marae