mardi 06 janvier 2009

logo

design

A  B  C  D  E  F  G  H  I  J  K  L  M  N  O  P  Q  R  S  T  U  V  W  X  Y  Z  
Accueil > État > Réformes de la fiscalité
Filariose

Cette maladie, qui fit des ravages au milieu du XXe siècle en Polynésie, est toujours présente en 2005. On la trouve dans de nombreux pays du globe, en zone tropicale.

La filariose lymphatique est une maladie causée par des vers parasites, transmis à l'homme par des piqûres de moustiques, les Aedes polynesienris, présents sur tout le territoire. Ces insectes, en piquant des personnes infestées, ingèrent des microfilaires qui se développent dans leur organisme et qui sont prêtent en quelques jours à pénétrer dans la peau d'un individu à l'occasion d'une nouvelle piqûre. Elles vont alors gagner les voies lymphatiques pour se transformer en vers adultes vivant une dizaine d'années.

La plupart des infections sont asymptomatiques, les complications sont dues à l'obstruction chronique des voies lymphatiques responsables d'une lymphangite (infection et inflammation des vaisseaux) et, plus tardivement, d'un éléphantiasis (œdème, parfois monstrueux de la jambe, du bras, des organes génitaux…).

Tout résident sur le territoire peut contracter la filariose Les chances sont d'autant plus faibles que le niveau d'aménagement urbain est élevé (agglomération de Papeete) et le séjour sur le territoire court (militaires).

La consultation ordinaire chez le médecin en cas de maladie suffit à la surveillance.

La prévention

Le traitement le plus efficace contre la filariose est la Notézine, qui élimine les microfilaires du sang, la principale cause de contamination.

Des campagnes de prévention sont obligatoires en Polynésie, car aucun médicament ne peut détruire les vers adultes, mais la Notézine et le Zentel permettent d'empêcher leur ponte et ainsi, la transmission de mircofilaires à d'autres personnes.

Les distributions de Notezine facilitent le traitement de toute la population en lui fournissant gratuitement le médicament. La Notezine, à la dose distribuée, est dite prophylactique, c'est-à-dire qu'elle tue les filaires dans le sang et empêche le développement de la maladie pour de longs mois. Il suffit de se traiter tous les six mois environ et, juste après la dernière piqûre de moustique lorsque l'on quitte la région infectée.

La clef de la réussite dans la lutte contre la filariose est de prendre le traitement tous ensemble. En effet, les filaires de ce type ne parasitent pas les animaux. Elles n'ont donc pas d'autre endroit que le corps humain pour survivre.

Donc, si nous prenons tous ensemble ce traitement, le taux de parasites sanguin devient très bas dans toute la population et le moustique Aedes n'a plus rien à transmettre... La maladie disparaît !

Dans quelques années, à la condition d'être méthodiques et disciplinés dans la lutte collective, la maladie pourrait disparaître. Cela suppose la même rigueur dans nos efforts de combat contre le moustique et ses réservoirs.