samedi 26 juillet 2008

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Esotérisme polynésien

Globalement, l'ésotérisme est une connaissance mystique qui tend vers la connaissance profonde et intérieure des choses.A la différence de l'exotérisme qui est la connaissance extérieure des choses.

L'ésotérisme est un enseignement donné dans le secret sous forme d'initiation ou acquis par une quête personnelle, il est réservé à un nombre restreint car considéré comme science secrète. On englobe aujourd'hui dans le terme « mana » les différentes manifestations de l'ésotérisme polynésien. Dans le langage courant, le mot « mana » signifie « pouvoir » (surnaturel, bien sûr). Comme le soulignait Bob Putigny dans son livre « Le Mana »: « L'essentiel de ce qui touchait autrefois au mana et aux initiés polynésiens était gardé par le secret, protégé par une transmission exclusive orale.

Devenues hautement suspectes avec l'intrusion du progrès et la mentalité occidentale, ses manifestations ont été raillées, condamnées, oubliées et ont, trop souvent, dégénéré en vagues superstitions. » Ces actes, qui sont maintenant perçus comme surnaturels, étaient alors des actes naturels de la vie de tous les jours.

En voici quelques uns :

- Télépathie : Dans les Tuamotu, la télépathie était une pratique courante de la vie quotidienne, comme dans d'autres contrées où les distances entre les hommes étaient importantes (le désert autralien par exemple, ou le désert du Kalahari). Prévoir l'arrivée de la goelette, prévenir à distance des amis isolés dans le district, étaient par exemple des pratiques courantes.

- Prédiction - prémonition : Les Polynésiens accordaient un large crédit aux signes prémonitoires qui pouvaient prendre plusieurs formes : le cri d'un insecte (grillon), la forme d'un nuage, un rêve bien sûr, comme dans beaucoup de cultures.

- Voyance : Le prêtre initié, intermédiaire entre les dieux et les hommes, possédait un mana de voyance ( hio hio ) pour renseigner le peuple sur le sort d'un bateau en mer, la cause d'une maladie, ou pour découvrir le responsable d'une mauvaise action. Il pouvait s'aider de rites particuliers, comme emplir un récipient d'eau et deviner à la surface du liquide le visage du coupable comme dans un miroir.

- Le mauvais sort ( pifao ) : Les taata manamana (sorciers) étaient des hommes redoutables car ils pouvaient jeter des sorts. Les victimes du pifao pouvaient combattre le maléfice en s'adressant à un spécialiste de l'exorcisme, le apa .

 

Bibliographie :

- « Le Mana » - Bob Putigny – éditions de l'Après-midi.

Liens :

- médecine traditionnelle

- Marae

- tatouage