vendredi 30 juillet 2010

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Energie

Dépourvue de ressources en énergie fossile, la Polynésie Française a toujours été dépendante de l’extérieur pour ses approvisionnements énergétiques, d’où l’importance en terme de taille d’entreprises du secteur du commerce d’hydrocarbures.

En 2000 et 2001, l’envolée du dollar a provoqué d’importantes hausses du prix du baril, engendrant un doublement de la facture énergétique. Malgré les lourdes subventions du gouvernement au fonds de régulation des prix des hydrocarbures, les prix à la pompe ont augmenté de manière significative.

Il s’en est ensuivi en 2001, outre l’augmentation d’environ 15% des volumes consommés en raison de la croissance économique, une forte augmentation des chiffres d’affaires des commerçants d’hydrocarbures ; en 2002 par contre, les chiffres d’affaires ont re-diminué, puis ont repris le chemin de la croissance en 2003, suivant la conjoncture économique, avec en 2003, une faible inflation grâce à des changes favorables.

Ainsi, le chiffre d’affaires de POLYPETROLES ET SHELL passe de 8,8 à 9,7 Milliards FCFP entre 2002 et 2003, pendant que TOTAL reste situé autour de 8,35 Milliards FCFP et que MOBIL passe de 8,1 Milliards FCFP à 8,3 Milliards FCFP.

Programme de stabilisation du prix de l'electricite

L'année 2000 a vu la signature de quatre nouvelles conventions avec la société ELECTRICITE DE TAHITI (EDT), conformément aux dispositions de la deuxième charte de l'énergie couvrant la période 1998 à 2007. Cette Charte prévoit des baisses de tarifs, en particulier pour les deuxième et troisième tranche en basse tension à usage domestique. Ainsi, en 2001, les prix ont été respectivement abaissés de 15% et 5,2% et en 2002, le Conseil des Ministres a décidé de diminuer de 6,7% le prix de l'éclairage public.

Dans ce même cadre, l'EDT, filiale de la société LYONNAISE DES EAUX, s'est engagée vis-à-vis du Territoire à prendre en charge le coût de la stabilisation du prix du fuel pendant six ans et à intégrer progressivement les îles à sa concession. En 2001, l'EDT a investi 600 millions FCFP au titre de l'absorption progressive du coût de la stabilisation du prix du fuel. Le programme sur cinq ans (2000-2005) se traduira par un effort de 900 millions FCFP.

EDT et ses filiales ont le quasi-monopole de l'activité: la production et la distribution d'électricité, de compétence communale, est largement concédée à l'EDT et ses filiales pour la thermoélectricité (environ trois-quart de la production électrique), l'hydroélectricité (environ un quart de la production électrique) étant concédée à CODER MARAMA NUI et ELECTRA.

Ainsi, en 2002, le groupe pèse près de 18,7 Milliards FCFP de chiffre d'affaires. Cette lourde responsabilité est assumée par une recherche d'amélioration de la qualité du service et du respect de l'environnement. En mars 2001, EDT devient la première société polynésienne à être certifiée « ISO 9001 : 2000 » ; cette certification s'étend à l'ensemble de ses activités : production, transport, distribution et vente de l'électricité, ainsi que maintenance corrective, préventive et gestion de réseaux d'éclairage public ; et pour être plus prêt de ses clients, EDT lance son nouveau site Internet : consultation des factures, auto-relevé, renseignements pratiques…

2003 confirme par ailleurs le développement de l'énergie solaire, avec la poursuite du programme « Photom » qui offre la possibilité aux populations des atolls de s'équiper à moindre coût d'installations solaires (paiement d'environ un million en 15 ans). En 2001, le programme a été contractualisé pour 140,1 millions FCFP, s'ajoutant aux 873 millions FCFP déjà investis dans les années précédentes. En 2003, 150 nouveaux foyers ont bénéficié d'une installation solaire, portant le nombre de foyers équipés dans le cadre de ce programme à 1032, soit plus de 5000 utilisateurs.

Notre classement fait apparaître la société SOLER ENERGIE qui fournit des équipements et réalise des montages financiers en défiscalisation (PAUL). Son chiffre d'affaires est passé de 614 à 631 millions FCFP entre 2002 et 2003.

Histoire de l'hydroélectricité à Tahiti

La nécessité de lutter contre la précarité de l'approvisionnement énergétique de la Polynésie française et d'accroître autant que possible le taux d'indépendance dans ce domaine a été ressentie très tôt. Dès les premières années de l'électricité à Tahiti, au début du siècle, on songe à l'hydroélectricité.

C'est d'abord le projet de la Fautaua, mais échoué. Vers 1920, Émile Martin manifeste son souhait d'exploiter l'énergie des rivières de Tahiti. Une usine hydroélectrique doit se faire à Tahiti tôt ou tard, écrit-il et le plus tôt serait le mieux (...). Pour cela il n'y a qu'une seule rivière à Tahiti ayant un débit pour une usine hydroélectrique, la “Papenoo”. Il faudra toutefois attendre les années 1980 pour que cette prédiction se concrétise par la création de la société Marama Nui (La Grande Lumière) par MM. Tinomana Ebb et Dominique Auroy. Le premier kWh hydro-électrique est produite le 30 juin 1981.

 

Le gaz

Le gaz de Pétrole Liquifié ou G.P.L appelé communément «butane» est utilisé dans toute la Polynésie, principalement pour la production de chaleur dans les usages domestiques (eau chaude, cuisinières,…), industriels (chaudières, séchage) et agricoles (désherbage, confort animal).

Il offre pourtant des possibilités dans le domaine de la production de froid, encore peu connues sur le Territoire. C'est le cas des réfrigérateurs/congélateurs à gaz et des climatiseurs à gaz, exemples de souplesse, d'autonomie et même d'économie par rapport à l'électricité et au fioul.

La consommation annuelle du Territoire avoisine les 8 000 tonnes métriques. Les stockages de gaz constituent une réserve d'environ 3 mois de consommation. Le butane est distribué sous diverses formes : bouteilles de 13, 39 et 50 Kg et en réservoirs de 100 à 3 200 Kg.

Deux sociétés se partagent le marché : Gaz de Tahiti et Polygaz.