samedi 04 février 2012

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L’eau douce

L'eau douce est un élément indispensable aux activités humaines. Surveiller et gérer l'eau est un moyen d'en connaître la ressource. Ce contrôle a été réalisé par différents services de Polynésie française sur l'île de Tahiti, et permet ainsi d'avoir un outil de gestion et de décision.

Un moyen pour connaître la quantité d'eau tombée sur les terres, et de recueillir sur des sites pré-établis l'intensité des pluies entre deux dates ou de calculer la quantité d'eau cumulée et ainsi de faire des moyennes journalières, mensuelles ou annuelles. Procédé simple et très parlant mais pas unique. En effet, une autre méthode consiste à mesurer le débit des rivières. Par de savants calculs, des techniciens établissent un rapport entre volume d'eau écoulé et hauteur des eaux. L'exploitation de ces informations permet de fournir pour les rivières étudiées, un certain nombre de valeurs caractéristiques telles que les variations saisonnières, les moyennes interannuelles. Ces relevés sont d'une importance capitale pour les aménagements car cela permet de réaliser des constructions en fonction des crues et des débits des eaux pour pallier à d'éventuelles inondations.

Les ressources en eau

Elles sont abondantes mais mal connues. Les eaux distribuées sont captées à partir de cinq grands types d'ouvrages : les captages en rivières qui constituent 80 à 90 % de la production, les sources, les drainages et les forages verticaux (utilisés lorsque l'eau de surface est trop trouble) ou horizontaux. L'eau distribuée est soumise à des règles strictes s'appuyant sur des recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé et la réglementation métropolitaine. En effet, la norme bactériologique de potabilité retenue est qu'il ne faut aucun germe bactériologique pour 100 ml d'eau prélevée. Malheureusement, les prélèvements effectués par le service d'hygiène et de salubrité publique montrent que les eaux naturelles sont non potables à 100 % pour les captages, à 75 % pour les galeries et à 45 % pour les forages. La pollution des eaux de surfaces n'est absolument pas étonnante puisqu'elles sont directement en contact avec différents facteurs contaminants comme la décomposition animale ou végétale. Ce constat met en évidence l'importance d'un traitement de désinfection de ces eaux avant d'être distribuées pour la consommation humaine.

Par contre, la contamination des eaux de forage est alarmante. En effet, les eaux de nappes pompées en profondeur subissent le filtrage naturel du sol or, ces eaux sont contaminées.

 

 

L'eau potable sur Papeete et Bora Bora

Entourés d'eau, nous avons parfois tendance à oublier que celle-ci constitue une véritable richesse. L'eau potable, claire et limpide à la sortie du robinet, reste en effet pour une bonne partie de la population de Polynésie un luxe inconnu.

Si aujourd'hui, la totalité de la ville de Papeete dispose d'un réseau de distribution d'eau potable, c'est grâce à un plan ambitieux signé en 1992 entre la ville de Papeete et la SPEA et des investissements étalés jusqu'en 2 001 pour garantir aux habitants desservis par le réseau de la ville une eau potable, directement au robinet, 24 heures/24.

Cette eau, pour arriver chez le particulier, aura vécu un véritable périple.

Issue des vallées de la Fautaua et de Tipaerui, l'eau distribuée est pompée selon plusieurs méthodes :

- Le forage horizontal qui permet d'aller chercher l'eau retenue à l'intérieur des montagnes,

dans ce que l'on appelle les nappes de dyke, à l'aide de tuyaux de forage de 200 à 300 mètres de long.

- l e forage vertical qui va chercher les nappes d'eau souterraines. Un système coûteux puisqu'il demande un pompage continu pour remonter l'eau.

- Les galeries drainantes qui, enterrées parallèlement au lit des rivières, récupèrent les eaux filtrées par les alluvions (sables).

- o u la méthode la plus simple : le pompage direct à la source.

Une fois captée dans des sites de production qui ont été sélectionnés de façon très rigoureuse, l'eau est ensuite traitée pour garantir sa clarté, sa limpidité, son goût, son odeur et, bien sûr, l'absence totale de risque pour la santé.

Puis cette eau est dirigée vers les réservoirs de stockage avant d'être envoyée dans les 65 kilomètres de canalisation et de passer par les quelque 5 400 branchements qui permettent de la distribuer au particulier.

Contrôlée à chaque étape depuis la source, l'eau est également contrôlée directement chez les consommateurs à partir de prélèvements périodiques effectués par des techniciens du service d'hygiène. Ces échantillons sont analysés suivant les paramètres de la norme européenne.

 

Bora Bora un modèle dans le domaine de l'assainissement

La SPEA maîtrise les techniques d'épuration des eaux usées de l'île de Bora Bora pour laquelle les techniques les plus révolutionnaires, liées à ses spécificités, ont été adoptées. À ce jour, cette station est la première capable d'épurer totalement les eaux usées et de les recycler :

- e n eau d'arrosage (protection de la réserve d'eau douce, limitée sur l'île)

- e n compost, à partir des boues résiduaires, suivant le procédé du rhizo-compostage (fertilisation des sols).

 

Au cœur de la vie

L'eau est source de toute vie. Nous en sommes dépendants.

L'eau circule dans notre corps et sur la terre dans un cycle ininterrompu.

65% du corps humain est constitué d'eau. Elle permet la digestion, l'irrigation et la multiplication des cellules ainsi que l'évacuation des déchets de l'organisme.

Irremplaçable, l'eau est aussi la garante de toute hygiène. Elle est au cœur de notre vie quotidienne.

 

Eau en péril

Jadis, l'eau éliminait elle-même sa pollution par auto-épuration naturelle.

Aujourd'hui, soumise au développement industriel et urbain et à l'emploi massif de produits chimiques (pesticides, engrais, détergents), l'eau est trop souvent menacée d'asphyxie . L'abondance des déchets et des produits toxiques quotidiennement déversés dans les cours d'eau représente un péril d'autant plus grave que, loin de stagner, la consommation d'eau et le rejet d'eau usée progresse de jour en jour.

Protéger l'eau n'est pas réservé aux techniciens et aux spécialistes. Sur son lieu de travail, ou dans son foyer, en ville ou à la campagne, chacun doit être conscient de sa responsabilité et de son devoir de solidarité . Il en va de l' avenir des générations futures. Par quelques petits gestes , vous pouvez contribuer à la bonne santé de l'eau .

Evitez la mousse !

Réduisez la dose de détergent pour laver votre vaisselle ou votre carrelage : ils seront tout aussi propres et vous préserverez la santé des rivières.

 

Ne jetez pas n'importe où

Car les détritus que vous abandonnez dans la nature et dans la rue se trouveront tôt ou tard dans l'eau. Respectez les conseils pour préserver votre environnement !

 

Que faire des eaux sales ?

La construction de fosses sceptiques doivent être conformes à des règles techniques précises. Ne réalisez pas de branchement sauvage : c'est interdit et vous pourriez être la première victime de votre imprudence.

* Entretenez régulièrement vos dispositifs d'assainissement autonome.

* Les broyeurs d'ordures (qui rejettent les déchets dans les réseaux d'eaux usées) sont interdits.

* Ne jetez pas vos huiles de vidange, huiles ménagères, herbicides et autres rejets de produits polluants dans le réseau d'eaux usées (évier), une fosse sceptique (toilettes) ou une rivière ! Cela est interdit !