mercredi 10 mars 2010

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Les baleines
Les grands changements de 2002

Une vingtaine d'espèces de cétacés résidentes ou migratrices, dont la baleine à bosse et le cachalot, fréquentent les eaux polynésiennes, attirées par un habitat encore préservé. Les rencontrer suscite émerveillement et émotion.

Entre juillet et octobre, les grands cétacés migrateurs viennent mettre bas dans nos eaux chaudes avant de retourner vers l'Antarctique. Ce rendez-vous annuel est devenu, en quelques années, une des attractions touristiques principales sur certaines îles du Territoire (Moorea, Rurutu). Dauphins et baleines deviennent des « acteurs économiques » et participent au développement d'un éco-tourisme qui se veut proche et respectueux de la nature.

À la différence d'autres sites d'observation des cétacés (Alaska, Hawaï…) où cette activité est devenue intensive, aller à la rencontre des baleines garde, en Polynésie, une dimension confidentielle. Pour conserver cet attrait touristique privilégié, il faut avant tout préserver la quiétude de ces géants des mers. C'est notre comportement qui conditionne la fréquentation des eaux polynésiennes par les mammifères marins.

 

Prudence et discrétion

Dans tous les cas, la règle d'or est de garder une distance respectueuse et d'éviter d'importuner les cétacés. Il faut rester à 50 m (sauf si les dauphins viennent à l'étrave), 100 m si un baleineau est présent, et un nageur ne doit pas approcher à moins de 30 m. Il est préférable de ne pas rester plus de 15 minutes. Approcher par l'arrière en visant un point à côté du groupe plutôt qu'en se dirigeant droit dessus, et ralentir (3 nœuds) à partir de 300 m pour suivre ensuite une route parallèle en demeurant sur le côté du groupe. Les évolutions du bateau peuvent surprendre les cétacés : la vitesse doit être constante (3 nœuds), les changements de cap progressifs, et il ne faut pas couper le moteur. Attention à ne jamais encercler les animaux, ni bloquer un cétacé contre le récif ou la terre, ou séparer les membres d'un même groupe (surtout pas une mère et son petit).

 

Une baleine pesant tout de même 40 tonnes, il faut toujours rester prudent et surveiller l'attitude des animaux. Si un grand cétacé montre un comportement inquiétant, si le groupe prend la fuite ou comporte des nouveau-nés de quelques jours, ou si un autre bateau s'approche (les cétacés sont perturbés en présence de plusieurs bateaux), écourter l'observation. On pourra aussi noter la position, le moment, l'espèce et le nombre d'individus rencontrés.

 

Sanctuaire et réglementation

L'observation des mammifères marins à des fins récréatives ou scientifiques est réglementée et nécessite une autorisation depuis mai 2002, date à laquelle a été créé en Polynésie un sanctuaire pour la protection et la sauvegarde des baleines et des mammifères marins sur 4 millions de km 2 , interdisant la mutilation, le harcèlement, la capture, l'enlèvement, la consommation ou la chasse à la baleine. Cette initiative a été récompensée par Le Prix de la Terre en août 2003.

 

Bibliographie :

- « Baleines & dauphins de Polynésie » - Alexandre Gannier – Editions au vent des îles.

Adresses utiles :

- Antenne de l'Université de Berkley de Moorea
Mickael Poole, spécialiste des mammifères marins el : 56 16 94

- Observatoire des Cétacés de Polynésie - 803 831

 

- Direction de l'Environnement - 47 66 66

 

Lien : Faune